Crise ou pas crise, l'e-commerce affiche des taux de croissance plus qu'honorables. La rentabilité est toutefois rarement au rendez-vous chez les plus gros e-commerçants, encore dans une logique de prise de marché. Quand s'arrêtera la course à la taille critique dans laquelle sont engagés les sites marchands ? La distribution traditionnelle va-t-elle chambouler le secteur ? La VPC saura-elle adapter sa structure ? Les petits doivent-ils rester sur leur niche ? Enquête.
"On parle beaucoup des taux de croissance fantastiques de l'e-commerce. Cette façade cache souvent une course à la taille et à la part de marché qui coûte très cher aux sites marchands", avertit d'emblée David Larramendy, DG délégué de Ventadis, filiale du groupe M6 qui opère Mistergooddeal. Voir l'e-commerce comme un modèle low-cost relève en effet du fantasme, selon les principaux sites marchands, qui tous réinvestissent leur marge dans les structures. "Le jour où nous remonterons les marges de 2 ou 3 %, nous serons toujours 10 % moins cher que le commerce traditionnel et nous gagnerons de l'argent, souligne Gauthier Picquart chez Rue du Commerce. Mais aujourd'hui, nous ne prenons pas toute la croissance."